Quand Google me déclare mort : un incident révélateur avec Gemini
- Une simple vérification d’indexation
Comme souvent, je vérifie l’indexation de mon livre Encore Vivant / Aún Vivo dans Google. Je tape simplement :
Encore Vivant Maurice Palem
Une recherche banale, quotidienne, presque mécanique.
Mais cette fois, avant même les résultats naturels, Google affiche son encart Gemini — la nouvelle IA intégrée au moteur.
Et là, surprise.
- Gemini m’annonce… le décès de mon père
L’encart affiche :
👉 Décès : 27 juillet 1983
Sauf que ce décès n’est pas le mien. C’est celui de mon père, Jean François Maurice Palem.
Gemini a donc :
- pris le mauvais prénom
- pris la mauvaise génération
- pris la mauvaise personne
- et m’a déclaré mort depuis 1983
Une confusion impossible pour un humain. Mais pas pour un modèle statistique qui se contente de juxtaposer des données.
- Et le résumé du livre ? Encore plus absurde
Juste en dessous, Gemini propose un résumé automatique de Encore Vivant.
Selon lui, mon livre raconte :
« une histoire de deuil, de ceux qui restent et de ceux qui partent ».
C’est exactement l’inverse de mon livre.
Encore Vivant / Aún Vivo raconte :
- la résilience
- le combat contre le cancer
- la reconstruction
- l’expatriation France → Espagne
- la vie de webmaster
- la vie de chambres d’hôtes
- l’hommage à l’équipe ORL de Trueta
- la reprise de vie à Empuriabrava
- la lumière, pas l’ombre
- la vie, pas la mort
Aucun deuil. Aucune disparition. Aucune marche vers la fin.
L’IA a simplement associé “cancer” → “mort”, comme un réflexe statistique. Et elle a brodé autour.
- Une confusion d’identité pourtant impossible
Pour comprendre l’ampleur de l’erreur, il suffit de regarder les faits :
Moi :
- Maurice Noël Marie François Palem
- Né en 1956
- Auteur de Encore Vivant / Aún Vivo
- Webmaster depuis l’époque AltaVista
- Expatrié en Espagne
- Présent sur le web depuis plus de 20 ans
Mon père :
- Jean François Maurice Palem
- Décédé en 1983
- Prénoms dans un ordre différent
- Une génération au-dessus
- Aucune activité numérique
Pour un humain, la distinction est évidente. Pour Gemini, visiblement, non.
- Pourquoi cette erreur est révélatrice
Cet incident montre plusieurs limites structurelles des IA intégrées aux moteurs :
- Elles ne croisent pas les données Elles juxtaposent.
- Elles ne comprennent pas les générations Père, fils, même combat.
- Elles ne hiérarchisent pas les sources Un fichier administratif l’emporte sur 25 ans d’existence numérique.
- Elles ne comprennent pas les œuvres Elles plaquent des clichés (“cancer = deuil”).
- Elles ne vérifient pas les dates Un homme né en 1956 ne peut pas être mort en 1983 sous un autre prénom.
- Elles ne retiennent pas les corrections Pas de mémoire durable, pas d’apprentissage réel.
Ce n’est pas un bug. C’est une limite.
- Pourquoi je publie cet article
Parce que nous sommes nombreux à utiliser les IA pour :
- vérifier
- résumer
- comprendre
- s’informer
Et parce que cet incident montre que :
👉 Une IA peut se tromper gravement
👉 Une IA peut confondre deux identités
👉 Une IA peut inventer un récit
👉 Une IA peut ignorer des décennies de présence numérique
👉 Une IA peut répéter une correction sans l’intégrer
Il ne s’agit pas de critiquer pour critiquer. Il s’agit de comprendre les limites pour mieux les contourner.
- Conclusion : la vie réelle ne se résume pas en statistiques
Encore Vivant est un livre écrit avec la peau, avec la lumière, avec la lutte. Aucune IA ne peut deviner cela. Il faut le lire. Il faut le vivre.
Et cet incident rappelle une chose simple :
👉 la vérité d’une vie ne tient pas dans un fichier INSEE
👉 ni dans un résumé automatique
👉 mais dans ce que l’on écrit, ce que l’on vit, ce que l’on transmet
